Si Steve Jobs et Steve Wozniak se sont rencontrés en 1970 et ont fait les 400 coups ensemble, ce n’est que quelques années plus tard que les choses sérieuses commencent.
C’est dans les pages de son autobiographie, iWoz, que Steve Wozniak lève le voile sur les coulisses de leur grand saut. À l’époque, c’est Jobs qui a le déclic : il veut commercialiser un ordinateur déjà monté, prêt à l’emploi. Ronald Wayne (l’un des trois cofondateurs, malheureusement peu connu) hésite, mais Steve trouve l’argument parfait pour le faire craquer : même si le projet est un échec, ils auront au moins la fierté d’avoir tenté l’aventure entrepreneuriale de leur vie.
Pour financer ce pari, ils font table rase de leurs rares trésors. Woz se sépare de sa calculatrice programmable HP-65 et Jobs sacrifie son bus Volkswagen. Avec ce petit pactole de 1 750 $, ils se lancent dans la conception de leur premier prototype.

Le cerveau de l’opération, c’est Wozniak. En septembre 1975, il met la main sur un processeur MOS 6502 et réussit l’exploit de coder un interpréteur BASIC en l’émulant sur une machine HP. Quand il débarque au Homebrew Computer Club de Palo Alto avec son circuit sous le bras, il laisse les puristes sans voix. Alors que les machines cultes comme l’Altair 8800 sont austères, la sienne a un atout de taille : elle peut afficher des images sur un écran.
L’aventure commence dans la chambre de Jobs, mais le capharnaüm de composants devient vite ingérable. Ils finissent par squatter le garage familial à Los Altos pour en faire leur quartier général. De son côté, l’appartement de Woz à San José se transforme en un véritable laboratoire clandestin, jonché de moniteurs et de bornes de jeux vidéo qu’il s’amuse à programmer la nuit.
Notez que la légende du garage a été remise en cause par Steve Wozniak lui-même qui, s’il confirme y avoir passé des semaines entières, ce furent surtout des débats et des discussions. Wozniak aurait développé l’Apple I dans les bureaux de Hewlett-Packard, là où il travaillait.
Tout s’accélère le 1er avril 1976 : le duo officialise son union sous la bannière d’Apple Computer, avec l’aide de Ronald Wayne. Pour Wozniak, c’est le grand saut ; dès le mois de mai, il claque la porte de chez Hewlett-Packard pour endosser le costume de vice-président de la R&D.

Leur premier gros coup ? Un deal avec le « Byte Shop », une boutique du coin qui accepte de leur prendre cinquante machines. L’opération leur rapporte 25 000 $ (soit un prix de gros de 500 $ l’unité), tandis que le revendeur les affiche en rayon au prix mystique de 666,66 $.
Mais le vrai tournant survient à la fin de l’année. Un certain Mike Markkula flaire le potentiel et injecte 92 000 $ dans l’affaire. C’est l’étincelle qui met le feu aux poudres : portées par ce nouvel élan, les ventes s’envolent et la petite boîte de garage frôle déjà le million de dollars de chiffre d’affaires. Une ascension éclair venait de commencer.

Les 50 ans d’Apple, l’occasion d’un hommage
À l’occasion de ce centenaire, Wally’s vous propose un joli fond d’écran illustrant Steve Jobs posant près du Macintosh de 1984. Je travaille sur des Mac depuis 1991. Apple est donc présente dans ma vie au quotidien. Il me semblait normal de fêter cet événement avec un fond d’écran.
Cette illustration totalement originale a nécessité l’utilisation d’un croquis de base, les services de génération d’image de plusieurs sociétés et un nombre incalculable de retouches et de retraçages. En espérant que cela vous plaise !

Ce fond d’écran, baptisé Apple 50, est disponible pour Mac et MacBook.




